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Un mal pour un bien… Corinne Borie et Marjorie Fourcat, licenciées de SOphy, se sont unies pour monter leur affaire. Retrouver l'article parut dans La Montagne le 15 mai 2015

Au delà du traumatisme, le licenciement peut aussi ouvrir des perspectives jusque là impensables. Une note d’espoir incarnée par Corinne Borie et Marjorie Fourcat.
Septembre 2012. La nouvelle tombe comme un couperet. La parapharmacie SOphy, qui avait succédé à Paraland, officialise sa cessation d'activités après deux ans d'existence. Un séisme pour les cinq employées dont le licenciement se profile à l'horizon. « Je crois qu'on nous a annoncé la nouvelle le 11 septembre ! Une date marquante, forcément, se souvient Corinne Borie, alors responsable du point de vente. Même si je le savais avant car Sophie Ménard Taché m'avait proposé, durant l'été, de racheter l'affaire ».

Un mal pour un bien
Un investissement financier qui s'avère irréalisable. « C'était trop lourd. Et la concurrence trop rude pour envisager une telle prise de risque ». L'espoir fait alors place aux incertitudes du lendemain. « Ça fait très mal. Au bout de dix ans, c'était un peu comme mon entreprise, mon bébé. D'autant qu'à 45 ans, on est réaliste. On sait que les choses sont plus compliquées, car trop âgée, trop d'expérience, donc trop chère. Et partir avec la famille, les enfants, ça paraît inconcevable ».
Une réflexion partagée par son amie Marjorie Fourcat. « C'est un moment difficile. On est passionnée par son métier, mais on sait qu'il n'y a pas de débouchés sur la région. Il faut donc trouver une solution ».

Une bonne étoile
Ou un signe du destin. Qui va frapper plus vite que prévu. « Deux ou trois jours après l'annonce, j'ai appris, par un de mes fournisseurs, que le spa installé allée des Tilleuls était en liquidation judiciaire ». Immédiatement, l'idée d'ouvrir son institut germe dans l'esprit de la jeune femme. « J'avais déjà tenu une affaire avec mon mari ( voir par ailleurs). J'ai donc eu moins peur de me lancer ».
D'autant que le projet trouve un écho favorable auprès de ses interlocuteurs. « Je me suis tournée vers l'avocat et le comptable de mon ancienne affaire pour me renseigner sur les démarches et les délais à respecter dans le cadre d'une liquidation. Ils ont été fantastiques. Ils se sont occupés de tout ». Tout comme sa conseillère bancaire. « Elle a immédiatement cru en ce projet et s'est battue bec et ongles pour qu'il aboutisse ». Tout juste licenciée, Marjorie soumet alors, mi-novembre, sa proposition au liquidateur et défend son dossier devant le juge du tribunal de commerce. Mi-décembre, la décision tombeæ Positive. « J'étais ravie. Je pouvais revenir à l'esthétique traditionnelle, celle de mes vingt ans, loin des chaînes ou des prises en charge globale ».

A deux, c'est mieux
Pendant ce temps-là, Corinne compte les jours qui lui restent à 'uvrer dans un lieu auquel elle a consacré dix ans de sa vie, avant la fermeture définitive, le 28 décembre. Un moment sombre rapidement illuminé par la proposition de Marjorie. « J'ai attendu son licenciement. On avait parlé de mon projet entre nous mais, au début, je pensais que ça ne l'intéresserait pas. J'ai quand même fini par lui proposer de s'associer avec moi ».

Une perspective qui a sonné comme une évidence pour Corinne. « Je me suis rendue compte que je n'attendais que ça ». Les deux amies unissent alors leur destin, mi-janvier, sous la forme d'une SARL, accompagnées par la Chambre des métiers. « Thierry Goursolle nous a apporté une aide précieuse. Il s'est occupé du prévisionnel pour la banque, du montage des dossiers. Nous avons eu la chance d'être très bien entourées ». A l'image de leurs proches qui ont, eux-aussi, apporté leur pierre à ce nouvel édifice. « Nos familles nous ont encouragées, soutenues et aidées à relever ce challenge. Ils ont mis la main à la pâte ».

Différentes, mais complémentaires, les deux jeunes femmes font, depuis le 15 mars, cause commune : faire fructifier le fruit de leur investissement et de leur combat. « Nous partageons les mêmes valeurs. Nous savons que rien n'est acquis et nous n'avons pas peur de nous remettre en question. C'est ce qui nous a fait avancer, et qui continuera de nous faire évoluer ». Sans regret et pleines d'espoir. « Sans ce licenciement, nous ne nous serions jamais lancées. Aujourd'hui, nous avons un bel outil de travail, en accord avec nos envies ».

Pratique. L'institut by Corinne et Marjorie, 7 allée des Tilleuls, 05.55.17.28.41.
Virginie Fillâtre
virginie.fillatre@centrefrance.com

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L'Institut By Corinne & Marjorie

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